Sejour-hopital

16/08/2023 -> coup de couteau

suite à l’action improbable d’une personne diminuée, un couteau de cuisine me perfore le ventre

ne lisez pas si vous n’etes pas concerné(e)

do not read if you are not concerned

- 17/08

Je suis arrivé à l’hôpital vers 2h45, dans la nuit de mercredi à jeudi, l’opération(*1) a débutée à 7h15, effectuée par le chirurgien C.Toubert. A mon réveil, une perfusion dans chaque bras, et un drain (tuyau de 25cm dans la cavité ventrale, avec poche de récupération) situé au dessus de la hanche droite, je prends conscience de la pénibilté de ce matériel. J’apprends aussi le fait que je ne peux pas me nourrir, ni meme boire, tant que je n’ai pas eu de gaz; l’alimentation s’effectue alors par perfusion. Malheureusement, une infection du poumon droit est apparue avec l’opération, provoquant des quintes de toux, qui, conjugué avec le fait que mes abdos sont agraphés, me font souffrir. Les infirmières me recommandent de tenir mon ventre lors de ces passages, par crainte d’un éventrement. Les jours suivants, je les passe en dormant, tant bien que mal, la plupart du temps.

- 21/08

Les premiers gaz se manifestent cinq jours plus tard, lundi. Une vérifictaion d’étanchéité s’effectue à l’aide d’une eau mélangée à un colorant bleu, s’il n’y a pas cette couleur dans la poche du drain, l’on peut dire que c’est positif.

- 22/08

24h plus tard, aucune couleur ne se fait voir, ils décident alors de m’enlever le drain, qui avait commencé à se ‘coller’ à l’intérieur, dû à la cicatrisation, encore une douleur intense lors de l’extraction. La perfusion d’éléments nutritionnels est aussi retirée, et mon premier repas solide m’est servi. Un repas normal, sans aucune restrictions, qui n’était pas adapté à mon cas. Engendrant une occlusion intestinale (j’apprendrai plus tard qu’il y avait un amas de particules inflammées qui y participait).

- 23/08

Mercredi, l’on me fait part que ma sortie est prévue le lendemain. Je me sens fatigué et incapable de sortir avec le ventre plein, sans pouvoir évacuer. Je demande alors une bouteille de produit pour lavement anal, je fais trois lavements consécutifs, jusqu’à 23h00, sans résultats. J’aurai bien insisté, mais l’infirmière de nuit n’a pas voulu me fournir une autre bouteille, malgré mon angoisse et mes pleurs.

- 24/08

Le jeudi matin, après discussion avec l’infirmière en chef, un jour de plus m’est octroyé. Rien ne se passe de la journée, j’ai la sensation qu’ils m’ont oublié. La perfusion est remise, et la nourriture de nouveau proscrite.

- 25/08

Le vendredi matin l’on m’annonce qu’un scanner s’effectuera dans l’apres-midi. Devant soulager l’estomac avant, une sonde gastrique m’est imposée, c’est un tuyeau en plastique rentré par le nez, pour atteindre l’estomac, relié à une pompe. La sensation de cet objet dans ma gorge m’a donné des nausées, le moindre déglutissement me faisait tousser, car la trachée était très sensible. Après quatre heures d’attente sans bouger, il est plus de 19h, et je comprends que le scanner ne se fera pas ce jour là.

- 26/08

Il sera effectué le samedi matin, révélant une infection/inflammation de gros intestin dû à un point de suture, qui a formé un bouchon à l’angle de l’intestin, au dessus de l’aine gauche. Cette infection provoque des piques de douleurs intenses (similaires à ceux de l’appendicite) mais heureusement limités dans la durée. Un traitement aux antibiotiques est entamé ce jour (par perfusion, toutes les 6h).

Les jours suivant se ressemblent, je m’évertue à aller à la selle, mais l’amélioration ne se fait sentir qu’après trois jours de traitement (29/08), des particules de matières glaireuses ressortent, par conséquent, les matières liquides, tel que le café/thé (pour le petit déjeuner) et la soupe, me sont permises. Je commence à faire des minis promenades, trainant ma perf sur roulette. Un manque de potassium est découvert, un test pour vérifier que les battements du coeur sont synchronisés est effectué. Une perfusion de potassium est installée. Les agraphes de l’ouverture pratiquée, sont retirées en deux fois, une partie le dimanche, et la suivante le mardi. Celles de la plaie du couteau se verront retirées plus tard, étant utiles au maintient car la blessure est méchée (toujours ouverte). Tous les matins, je prends du macrogol, un laxatif.

Une journée type:

- entre 5h et 6h : prise de sang
- 7h30 : prise de tension, température, pouls
- 8h : petit déjeuner, si autorisé
- 10h : soins, changements de pansements, de poches
- 12h : soins si besoin et repas, si autorisé
- 18h : vérification des constantes + changement de poche si besoin
- 20h : repas, si autorisé
- 22h : distribution des médicaments pour la nuit, en l'occurence, anti-douleur et somnifères (que je n'ai jamais pris).
- 00h : changement de la perf d'antibios (toutes les 6 heures)

- 31/08

Le jeudi, alors que je buvais un café au soleil, à la terrasse d’une échoppe situé dans l’enceinte de l’hopital, l’effet des laxatifs s’est fait sentir, j’ai pu atteindre des toilettes. Ce fut le début d’un retour à la normale. Des selles pas trop liquides apparaissent le vendredi, le traitement antibios se terminant samedi midi, ma sortie est prévue ce jour là. Pendant ce séjour, il y eu des moments de tristesse, d’angoisse quant au futur, de solitude. Il y a eu aussi des appels téléphoniques d’amis, qui m’ont permis d’endurer tout ceux-ci.

- 02/09

Après ma sortie, je vais en convalescence chez ma mère. Des infirmières passent tous les deux jours pour changer les pansements et la meche.

- 14/09

Une dizaine de jours plus tard, je ressent les memes douleurs que celles du à l’inflammation, je m’inquiète d’avoir de nouveau une occlusion, et me rends aux urgences de millau. Qui, dans un premier temps, me disent qu’ils ne peuvent rien faire et qu’il faudrait me rendre à Montpellier, où ils ont les antécédents. Je contacte donc St-Eloi pour demander un rendez-vous, apprenant que je suis toujours à l’hopital de Millau, le docteur les contacte et demande une prise de sang et un scanner. Un rendez-vous est fixé au 20/09 à St-Eloi. Je repars de l’hôpital comme je suis venu, sachant qu’il y a un problème, je prends rdv avec un docteur de vezins, qui me prescrit des antibiotiques, le samedi 16/09, action validée par le chirurgien lors de notre rdv.

- 20/09

La prise de sang et le scanner du jeudi 14/09, ne présentent pas de risques graves, la fréquence de la venue des infirmières est doublée, sur leurs demande. Deux jours après le début du traitement antiobiotique, toujours des selles totalement liquides, mais plus de douleurs. Aujourd’hui, vendredi, est le dernier jour du traitement, Dr. Toubert en est informé et préconise d’attendre de voir l’évolution, tout en précisant que le mois qui arrive va osciller entre constipations et diarhées.

*1:prélevement de la partie endommagée (5cm) de l’intestin et raccord. Par chance aucun organe ne fut atteint.